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Faire du bénévolat dans une ferme au Costa Rica

Beaucoup de structures proposent des séjours de « volontariat » pour s’occuper des animaux (singes, paresseux, oiseaux,…) dans des centres de secours, mais faites attention, ils sont souvent payants et peuvent devenir rapidement très cher.

Également, ne pas oublier de bien se renseignez pour savoir ce qui est inclus en échange de votre temps (nourriture, logement, transport, etc).

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Le quotidien d’un volontaire à la Monkey Farm, Costa Rica

 

Lever à 6h45

Il fait déjà jour et le soleil commence à taper sur le toit en tôle de notre vieille cabane. Je sors doucement de la moustiquaire pour ne pas réveiller Maxime. Je m’habille rapidement de mon vieux short troué et d’un débardeur sans forme, idéal pour le travail de ferme. Une petite tresse dans les cheveux et me voilà prête pour aller nourrir Peanut, le petit singe hurleur, recueillit quelques mois plus tôt par la Monkey Farm où nous venons de commencer un nouveau séjour de bénévolat (échange de service).

L’histoire de Peanut: le petit singe mascotte

Sauvagement tabassée par le nouveau mâle dominant du groupe, elle a été retrouvée, entre la vie et la mort, par des passants sur une plage des environs. Ils ont contacté Vicki, notre hôte, qui est venue la chercher pour l’emmener à l’hôpital le plus proche où elle a pu être soignée.

 

Son crâne était complètement ouvert, son oeil abimé d’une longue coupure profonde et ses parois nasales endommagées. Le médecin ne donnait pas cher de sa vie, mais Peanut est une battante. Elle est toujours parmi nous, pour le plaisir des bénévoles et des visiteurs.

 

La routine matinale

Je traverse la cour poussiéreuse qui mène à la maison de Vicki, où dort mon cher petit bébé singe. La porte à peine ouverte, Coquetta, une belle chienne doberman, me saute dessus pour me souhaiter la bienvenue. En bruit de fond, j’entends Peanut qui pleure. Elle n’aime pas dormir dans sa cage. Je prépare son lait dans un petit biberon et je la libère le plus vite que je peux. Hop! En deux secondes, la voilà perchée sur mon épaule, agrippée à mes cheveux. Elle ne quittera son perchoir que pour aller sur l’épaule d’une autre volontaire féminine. Hé oui, Peanut nous prend pour ses mamans et n’aime pas trop les hommes, c’est compréhensible, connaissant son lourd passé.

La journée commence bien, j’adore m’occuper de cette petite boule d’amour. Pendant ce temps, les autres volontaires, chacun à leur rythme s’occupent de libérer les canards, de nourrir les chèvres, les poules et les oiseaux blessés. Tandis que les garçons se partagent la dure tâche de nourrir et nettoyer l’enclos de Princesse et Wilburt, notre couple de porcs excités. Se lever avec le soleil, outre les mains dans la merde, il n’y a rien de tel!

 deco_doberman

Breakfast time

La recherche des oeufs pour le petit-déjeuner est une tradition à la ferme. En générale, j’arrive toujours à dénicher au moins deux oeufs de poule toujours dans le même coin. Viens ensuite le moment de repérer mesdames les belles cannes blanches qui papotent ardemment durant leur ponte matinale. Tout près de leur petite cabane, où l’on leur a laissé une vingtaine d’oeufs à couver (marqués d’une croix, faites par Maxime et moi, lors d’une mission « fécondés ou pas » munis d’une lampe de poche, dans le noir total, à éclairer à travers la coquille de l’oeuf, pour voir si quelque chose se développait à l’intérieur). Les autres oeufs sont pour nourrir ceux qui font le programme de bénévolat.

Aujourd’hui, j’en ai dégoté deux, ce qui nous en donne quatre avec ceux de la poule. Parfait pour faire du pain perdu avec le pain sec de la veille. Inspection du frigo, il reste également pleins de fruits déjà coupés. Avec un bon café, ça devrait le faire. On se réunit tous à table, on se rassemble, on discute et on organise le planning. La journée commence.

Miam, miam !

 

The Pig Run

Après ce petit-déjeuner de roi, Maxime et les autres garçons partent pour la « Pig Run » , c’est-à-dire, la récolte de nourriture pour les cochons. La Monkey Farm est soutenue par un supermarché et une boulangerie du village qui nous offre généreusement leurs invendus de légumes, de fruits et de pains. Tous les matins, ils nous préparent de grands sacs poubelles remplis de victuaille dites « invendables », que nous passons chercher sur place.

De retour, on ouvre tous les sacs et on fait l’inventaire des trésors. Chaque jour est une nouvelle surprise. Parfois on n’a que des sacs de laitues molasses ou d’ananas juteux et parfois on a de belles aubergines encore emballées, des haricots verts et des tomates légèrement abimées. On fait une première sélection, le meilleur, on le garde pour nous. Ensuite, on sélectionne un bel assemblage varié pour nos cochons, de la verdure pour les autres animaux et le surplus passe dans le compost. 

Peanut toujours sur mon épaule, nous regarde passivement travailler. 

 

 

Coco, la chèvre domestique 

Un séjour de bénévolat à la Monkey Farm ne pourrait se passer sans mentionner un membre important de cette belle famille, Coco, le petit chevreau blanc domestiqué. Agé de quelques mois lors de notre séjour, je pense que Coco se considère plus comme un chien que comme une chèvre. Nourrit au biberon, il passe sa journée avec nous. Avec Peanut, les deux dobermans et Nica le perroquet bavard, on est bien entourés. Coco est très câlin et vient régulièrement chercher les caresses où se poser sur nos genoux, littéralement comme un chien de compagnie. Où que l’on soit sur la ferme, Coco est toujours dans nos pattes, à nous suivre et à trifouiller de gauche à droite pour dénicher quelques feuilles à manger. 

» Lire l’article: Voyager et faire du volontariat: nos bons plans

 deco_cocochevre

 

Prendre des initiatives

Les tâches communes terminées, chacun se met sur son projet personnel. Retaper la douche, faire une mare pour les canards, peindre des panneaux d’indication, faire du jus de fruit avec les fruits qui ne paient pas de mines; chacun trouve sa place et travaille à l’amélioration de la ferme.

La journée passe, tranquillement, sous le chaud soleil du Costa Rica qui nous assure un beau teint de peau. Sieste dans les hamacs et balades au bord de la plage sont aussi au programme. Le rythme de vie est plus lent, on profite des secondes qui passent. La «vibe» sur une ferme, c’est vraiment le pied.

Peanut, s’endort parfois avec moi, comme un véritable petit bébé d’amour. J’aime ce style de vie qui s’installe. Ce lever tôt pour se coucher tôt. Vivre dehors. Cuisiner en plein air et être entouré d’animaux. La vie de ferme nous plait. Le soir autour d’un feu de camp qui crépite, on refait le monde avec les autres bénévoles qui viennent de partout dans le monde. Des vies différentes, mais le même amour pour la nature.

Et toi curieux, ça te tente du bénévolat à la ferme ?
Si vous désirez aussi faire un séjour à la Monkey Farm comme bénévole, il suffit d’appliquer sur leur site web et de remplir le formulaire d’application: http://themonkeyfarm.org/live-volunteers/

 

La suite de nos aventures
disponible sur Détour Local

Ne manque pas ça…

 

Pour te mettre dans l’ambiance, voici une vidéo faite par Baptiste Maryns, un ami qui a travaillé avec nous à la Monkey Farm.

 

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