• Une feuille de banane ici est utilisée pour le transport de massa bouillit au four
  • Le nixtamal est le grain de maïs séché puis bouillit avec de la chaux. Prochaine étape la massa pour faire les tortillas.
  • Version guatémaltèque de la poutine à Maxime. Très proche de l'original, à l'exception du fromage.
  • La plancha de notre famille d'accueil qui était en fonction toute la journée durant
  • On voit ici l'intérieur du chuchitos avec la massa et le poulet à l'intérieur.
  • Chuchitos enveloppé d'une feuille de maïs pour le transport
  • Tortillas dans leur emballage typique pour les conserver bien chaud.
  • Chaque matin nous avions droit à un levé de soleil différent.
  • La vue extraordinaire du lac Atitlan vue de notre chambre.
  • Petit José Félix et sa pause à la cool lors du shooting photo familial
  • En grain et séché au soleil, on retrouve le maïs comme on l'appelle chez nous.
  • Le masorca est l'épis de maïs sêché au soleil
  • Voici le tap tap quotidien des femmes du Guatemala sur la plancha
  • Les tortillas de la veille sont grillés sur une genre de plancha moderne. Plus croustillante, on les préfère aux tortillas normales.
Vous voulez tenter l'expérience...

Nous avons trouvé notre famille d’accueil guatémaltèque grâce à notre école d’espagnol, Casa Rosario.

Casa Rosario, c’est la première école du petit village de San Pedro la Laguna. Elle redonne beaucoup aux gens de la communauté avec de nombreuses initiatives locales. 

San Pedro la Laguna et le lago Atitlan
  • Cette petite communauté, bien cachée entre les volcans, reste un incontournable du Guatemala. Reconnue comme une party-town, elle attire la manne de touristes également grâce à la qualité de ses cours d'espagnol à très, très petit prix.
  • Pleins d'activités nature sont à faire dans les environs et surtout, mais surtout elle possède une vue magistrale sur les volcans et un lac qui saura vous émerveiller par sa beauté chaque matin. 
notre choix musical
pour cet article
http://8tracks.com/oscarwildes/this-is-what-it-is-to-be-happy/player_v3_universal

2014 Canadian Weblog Awards winner
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L’or du Guatemala

Le maïs, symbole important du Guatemala, est utilisé sous toutes ses formes possibles et imaginables. Que ce soit à boire ou à manger, les locaux en consomment tous les jours. Sous forme de thé ou d’atol (sorte de smoothie chaud), ils le consomment en entier, en grain ou en farine. Cette farine est également utilisée pour préparer toutes sortes de petits plats typiques et d’accompagnements. Tortillas, chuchitos, tamale, tamalito, on ne sait plus où donner de la tête. 

Le maïs, c’est l’or du Guatemala, l’ingrédient essentiel et toujours disponible, sans exception, à chaque repas. Après un mois passé au Guatemala, on y aura goûté toutes ses facettes sans jamais s’en lasser.

deco_mais

Du maïs sous toutes ses formes:
le repas typique guatémaltèque

Bruit sourd et omniprésent à toutes heures du jour, tap. tap.. tap…, ce son dresse, dès les premiers instants, une ambiance particulière. On comprend après un certain temps que ce rythme atypique provient des mains de mamans façonnant la pâte de maïs. Elles s’appliquent à former cette petite crêpe populaire, la tortilla, cuites tous les jours sur la plancha (plaque de métal posée au-dessus d’un feu de bois), pour accompagner tous(!) les repas. Partout, du matin au soir, on entend cette cadence, ce battement, qui devient rapidement habituel et familier. Et on se rend compte que d’être une maman, surtout au Guatemala, ça demande beaucoup de boulot.

 

Un travail constant du soir au matin

De sa forme naturelle, jusqu’à son utilisation dans l’alimentation, chaque étape de transformation du maïs porte un nom spécifique. Après la récolte, le maïs frais (elote) est séché au soleil (masorca). Les grains sont ensuite récoltés (maïs) et le trognon (shilote) sert pour alimenter le feu servant de chauffage d’appoint et à la cuisinière. Rien ne se perd, même le feuillage est utilisé comme emballage pour les fameux chuchitos (petits morceaux de poulet à la sauce tomate enrobé dans la pâte de maïs) pour ensuite être cuit à la vapeur. Vient ensuite la cuisson des grains dans de l’eau bouillante agrémentée de chaux. Le maïs ainsi cuit (nixtamal) sera rincé abondamment le lendemain. Après séchage, les femmes l’amènent dans un lieu pourvu d’une machine, partagée à plusieurs, pour le mouliner en une pâte (masa) qui servira à la préparation des tortillas. Beaucoup de boulot et beaucoup de temps passé près des fourneaux.

deco_platstrad

De mères en filles

On constate qu’il y a tout un savoir-faire derrière la préparation de cet aliment de base. Pleins de sagesse et de traditions, ce boulot quotidien est essentiellement réservé aux femmes. Quand je demande à Jose Félix, le fils de la famille, sept ans, s’il sait comment préparer les tortillas, il me répond aussi sec:

Es un trabajo para los mujeres

(C’est un travail pour les femmes)

Je ne lancerai pas le débat. La place de la femme évolue tout doucement dans chaque pays, mais à un rythme différent. Cette alimentation fort différente de la nôtre, nous aura certainement permis de nous rapprocher de notre famille d’accueil. Pleins de questions dans la tête, on aura bien pratiqué notre espagnol et surtout notre vocabulaire culinaire.

 

Partage de connaissance: anecdote à saveur de poutine

Maxime, en grand cuisiner québécois et voulant partager sa tradition culinaire, décide de faire goûter une poutine (frites, fromage frais et sauce brune à la viande) à notre famille d’accueil guatémaltèque. On se débrouille comme on peut pour trouver les ingrédients et cuisiner ce mets de choix, comme il se doit, en se rapprochant le plus possible de la méthode traditionnelle.

 

Après quelques bouchées, tout le monde semble apprécier. Mais discrètement, la maman de la famille ramène une assiette de tortillas sur la table. Elle nous avoue, avec un sourire timide, qu’un repas sans tortilla, ben.. ce n’est pas un vrai repas.

Partout dans le monde, le repas en famille est gage de rapprochements savoureux et de moments uniques.

 

La suite des aventures au Guatemala
très bientôt sur Détour Local

Immersion et cours d’espagnol au Guatemala

 

La vue extraordinaire du lac Atitlan vue de notre chambre.
↪ La vue que nous avions de notre chambre chaque matin sur la lago Atitlan.

La plancha de notre famille d'accueil qui était en fonction toute la journée durant
↪ La plancha utilisée à toutes les sauces et fonctionnant toute la journée durant.

Voici le tap tap quotidien des femmes du Guatemala sur la plancha
↪ Le tap. tap.. tap… quotidien servant pour la confection des tortillas sur la plancha. 

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