• Vivre aux abords d'une plage pour la saison de Noël, c'est nostalgique
  • Rien de tel pour outrepasser une saison qu'une piscine pour Noël
  • Petit couché de soleil pour se mettre dans l'ambiance
  • Couché de soleil dans un hamac avec la vue sur la mer, très dépaysant pour la saison des Fêtes
  • Petit tout nu qui court à la recherche d'un poisson sur la plage Marsella, Nicaragua
  • Un hamac c'est complètement hors saison
  • Une chaise longue sur le bord de la piscine, c'est complètement hors saison
  • Petit hamac qui permet de farniente aux rythmes des vagues de la playa Marsella, Nicaragua
  • Même les petits fruits ressemblent à des décorations de Noël
  • Vue de notre bureau du temps des Fêtes, Playa Marsella, Nicaragua
  • Il y a pire comme vue pour passer les Fêtes
  • Remplacer le sapin de Noël par le palmier, rien de tel pour accentuer la nostalgie
TOP 5 des trucs de Noël qui nous manquent le plus en voyage
  1. les fêtes de famille
  2. les classiques musicaux de Noël
  3. les feux de cheminées
  4. le marché de Noël
  5. les bons fromages, les charcuteries & les galettes à l’érable
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Voyager à travers le globe, c’est bien, mais passer les Fêtes sous le soleil, quand on est canadien, ça reste toujours un peu bizarre…

Après une absence à long terme de mon pays natal, pays qui mentionnons-le possède quatre saisons bien distinctes, la nostalgie du changement de saison, c’est plus difficile que je ne l’aurais jamais imaginé. 

 

Le mal des saisons

À priori, être au chaud, au bord d’une plage, en maillot et gougounes (sandales), c’est le pied. Mais quand depuis la dernière année, on n’a que vécu sous ce climat ensoleillé, on ne vient qu’à en voir les petits malheurs matériels dû à la chaleur et l’humidité plutôt que la chance inouïe de vivre dans un tel endroit. Être en vacances toute l’année dans de telles conditions, c’est peut-être différent, mais bosser dans une ambiance de farniente et de détente, c’est assez pitoyable côté motivation. Avec l’absence d’indicateurs temporels qui caractérisent les mouvements mensuels, la saveur des jours qui passent n’est plus du tout la même. 

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La nostalgie de l’hiver

Pour moi, le mois de décembre, c’est le plus beau mois de l’année. La neige arrivée, on peut finalement aller jouer dehors. Il fait frette et on se les gèle, c’est le temps idéal pour une bonne grosse bouffe, bien arrosée, au chaud, entre amis. C’est le retour également de la joie ultime des tempêtes de neige. Ne rien voir par la fenêtre, constater une grosse tempête, vérifier l’étendue des dégâts à la radio (tellement vintage), se confirmer une journée de congé au boulot, préparer les grosses couvertures moelleuses et un méga bol de popcorn bien gras, pour finalement s’enchaîner une série de bons films « ciné-cadeaux » (programmation de Noël à la télé québécoise) jusqu’à prendre les formes du divan. C’est le temps des retrouvailles, le temps de remercier nos proches, le temps de prendre le temps finalement et de faire le compte rendu sur l’année. C’est beau, c’est frais, c’est féerique et c’est une des choses qui me manque le plus en voyage. En dépit de sa splendeur, il y a une opinion néfaste qui circule sur l’hiver canadien, dû à ses conditions arides. Mais au final, qu’on aime ou qu’on n’aime pas, il doit se passer quelque chose à l’intérieur de nous, génétiquement peut-être, pour qu’on accepte d’y vivre malgré les inconvénients. L’hiver c’est ardu, mais ça donne une magnifique saveur au temps qui passe. 

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Les joies du printemps

Et ça ne s’arrête pas qu’à décembre, ou à l’hiver en particulier, car chaque saison possède un changement qui fait vibrer un truc à l’intérieur de nous, une genre d’énergie bouleversante, qu’on ne retrouve pas dans les pays chauds. Par exemple, quand l’hiver nous talonne, qu’on ne supporte plus le manque de lumière et la goûte de morve qui nous pend au nez, le printemps nous permet une redécouverte de soi-même, une réussite accomplie, une étape franchie. En grand survivant du temps hostile canadien, on se sent renaître en un nous meilleur. Rien à voir avec le soi-même de l’année dernière, ce printemps, c’est différent. Perte de poids prévue avant l’été, cours de yoga ou session méditation pour équilibrer notre karma, c’est le temps de mettre à l’oeuvre nos résolutions de Nouvel An, si rapidement oublié dans le froid de l’hiver. On redécouvre les BBQ et les terrasses, on enlève les couches, on se pavane avec nos nouveaux habits, on se sent bien et sexy. L’hibernation est terminée! À présent, tout est possible. Au printemps, on tombe amoureux, on s’achète un char (voiture), on se découvre des nouveaux passes-temps, on se surprend d’un regain d’énergie pour des tâches qui normalement nous dégoûtent. C’est le temps du ménage, du nettoyage et du partir à neuf. On remet le compteur à zéro, on se retrousse les manches et on est prêt pour un nouveau projet.

 

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Le temps passe si vite

Puis l’été montre le bout de son nez, avec les nuits plus chaudes, les feux de camps, les roadtrips, le camping, les chalets, les festivals, les soirées placottes (bavardages) sur le balcon et le tas d’autres activités qui s’offrent à nous. Et à chaque fois, on se demande pourquoi on vit dans un pays où il fait si mauvais les trois quarts de l’année. C’est à ce moment, qu’on décide d’en profiter plus. On enchaîne les activités, semaine après semaine, et puis en un clin d’oeil, on constate l’arrivée des publicités de matériels scolaires. Et là, malgré que la rentrée des classes est terminé depuis belle lurette, on retrouve cette sorte de boule au ventre qui nous rappelle que le beau temps et les vacances sont bientôt finis. On prend alors le temps de faire une petite pause, de bien profiter des derniers moments de crèmes glacées et de vin rosé, avant l’arrivée de l’automne et du retour aux choses sérieuses.

 

Car l’automne, qu’on ne se le cache pas, sans être le retour à l’école pour tous, c’est le retour au rythme intensif du boulot, aux engagements oubliés du printemps et perdus au fil de l’été. C’est le temps de reprendre le retard, de toute façon la température se dégrade, autant s’y mettre. C’est le moment rentable de l’année, celui où l’on accomplit, où l’on progresse, où l’on se prépare pour le temps rude qui est à nos portes. Quand on est chanceux, l’été indien apparaît en grand sauveur et nous rappelle de garder l’espoir que le beau temps reviendra. Mais l’automne, c’est aussi la beauté des couleurs, des écharpes tendances, des marches en forêt et du sol gelé qui craque bientôt sous nos pas. C’est le moment magique où l’on peut enfin briser la fine couche de glace qui s’est formée sur les trous d’eau de bords de chemin. C’est le temps des tartes aux pommes bien chaudes, de la brume qui sort de notre bouche, des bols de café au lait lors des matinées de plus en plus froides. C’est le temps de la comfort food, des repas longuement cuisinés et des soirées de jeux de société. 

 

Vivre sans les saisons

En fait, ne plus vivre dans de telles conditions, ça permet de se rendre compte que le beau temps, c’est beaucoup plus que des éléments atmosphériques. Et surtout, que peu importe la saison, elle ne doit pas être prise pour acquise.

Vivre parcimonieusement avec les effets saisonniers de son environnement permet une meilleure appréciation de ces secondes qui traversent notre présent au quotidien. Les saisons sont toutes différentes et singulières, chacune a son propre rythme, ses couleurs et ses coutumes. Elles agrémentent notre parcours et définissent en soi la raison d’être de vivre dans de telles circonstances.

Mais avant tout, elle rend nostalgique lorsqu’on s’en sépare. Créer ses propres saisons en voyageant, c’est un peu comme tenter de copier une oeuvre d’art, pensant qu’avec les mêmes mimiques, on pourra recréer la beauté de l’original. Malheureusement ou heureusement, par expérience, ce n’est pas le cas. Vivre dans l’absence du passage des saisons, ça permet également un rappel, qu’il faut rendre le temps au temps, ralentir ses ardeurs et profiter de ce que l’on possède maintenant, avec ceux qui nous tiennent le plus à coeur. 

 

Et vous, ça vous rend nostalgique la période des Fêtes?

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