• Une seveuse au Québec est moins bien payés que le salaire minimum
  • Les québécois sont reconnus pour faire la fête
  • On aime l'introduction sociale des québécois
  • Si on reste introduis par des amis, il est toujours facile d'être intégré au Québec
  • Les photos dans les bars au Québec, restent très populaires auprès de la masse active
  • Il est normal de laisser un pourboire aux serveuses aux tables, tant celles du bar
Le Québécois et sa météo

Pour le québécois, la météo est quasi un sport national. Tous les jours, on lui accorde une importance religieuse dans tous les médias (radio, tv, journal, etc.).

Plus précisément, on constate l’importance de termes très précis, tel le facteur vent, qui consiste à la température ressentie en incluant l’humidité de l’air et la vitesse du vent.

Mais encore, d’autres termes inondent le vocabulaire météo québécois, tel la pluie verglaçante, qui signifie la pluie qui est sur le point de se transformer en glaçon.

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Bonjour, là…!

 

Bienvenue chez nos amis les Québécois

Bien connu pour leur accent typique et leurs expressions, à notre goût, si divertissantes, les Québécois sont également connus pour leur sympathie. Et je confirme! Les Québécois sont vraiment des gens géniaux. Et je ne dis pas ça parce que mon amoureux en est un. En toute objectivité, jour après jour, je reste encore surprise par leur générosité incessante et leur amitié généreuse.

 

Au Québec, le service est aux petits soins

De prime abord, les gens sont souriants et vous souhaitent la bienvenue où que vous alliez. Intriguant les premières fois, on s’habitue vite à ces petites attentions qui nous rendent de bonnes humeur. Que c’est agréable quand la vendeuse de la pharmacie m’accueille, avec le sourire au lèvre suivi d’un « Bonjour! Comment vas-tu?  » sincère et gratuit. Ou encore lorsque le chauffeur de bus, qui a entretenu la conversation avec moi durant tout le trajet, me souhaite de passer une belle journée quand je quitte le bus. Ils ont tous un mot gentil et on sent qu’ils prennent plaisir à exercer leur métier.

Sans oublier les serveurs au restaurant qui donnent un service impeccable à chaque fois. Rapides, efficaces et cordiaux, ils tiennent compte des demandes spéciales sans râler, ils remplissent votre verre d’eau au fur et à mesure sans que vous n’ayez à demander, ils s’assurent constamment de voir que tout va bien et ils demandent si vous souhaitez avoir vos factures séparées par personne. Sans aucun doute, l’expérience client dans les restaurants du Québec, c’est la grande classe!

Les taxes et les pourboires 

Mais ce service inestimable vient avec un certain coût. Car l’addition au restaurant peut, dans vos débuts au Québec, s’avérer très salée, si on ne s’attend pas à devoir y ajouter les 15% de taxes et surtout un pourboire suggéré de 15% également. Cette augmentation de la facture fait partie intégrante du système québécois (et canadien) et en tant que touriste, il faut en connaitre les subtilités.

 

Les 15% de taxes sont indiscutablement à payer. Donc, dans la quasi-totalité des cas, les prix indiqués au menu sont omis de la taxe fédérale (Canada) et de la taxe provinciale (Québec). Elles sont ajoutées au montant total de votre facture au restaurant, mais aussi à vos achats courants tel que les vêtements, les produits électroniques et autres, ainsi que pour certains produits alimentaires au supermarché, incluant l’alcool. 

 

Les 15% de pourboire sont, quant à eux, partie du salaire de votre serveur. Ce montant étant dans les moeurs, les serveurs sont aujourd’hui, eux même taxés pour cet ajout à leur salaire. Ils ont également un salaire plus bas que le salaire minimum, en raison de ce genre de bonus à la performance. Ils doivent donc, à la fin de l’année, payer leur impôt en y incluant le montant de leur pourboire et ils sont taxés sur un pourcentage de leurs ventes générées peu importe si vous leur avez laisser du pourboire ou non (environ +/- 8% de leur vente doivent être déclarée en pourboire-ajout de salaire). Compliqué!? En effet, c’est le cas! En quelques sortes, si vous ne laissez pas de pourboire au restaurant, le serveur devra le payer de sa poche, pour vous.

 

Le cas présent est pour un serveur qui vient vous servir à table. Pour faire plus simple, sur votre addition, certains établissements indiquent le pourboire suggéré pour votre serveur ou vous pouvez laisser le montant équivalent aux deux taxes (toujours indiqué au bas de votre facture). Au bar, on laisse généralement 1$ par consommation alcoolisée. Pour sa part, le service au comptoir (fast-food, cantine ou autres) n’exigent pas qu’on y laisse un pourboire, quelques centimes pour arrondir le montant total, rien de plus.

 

Il est également dans les habitudes communes de laisser du pourboire à son coiffeur, à son massothérapeute ainsi qu’à son chauffeur de taxi (et quelques autres professions de service). En gros, lorsqu’on vous offre un service particulier, généralement, un pourboire est bien venu. Sans être toutefois une nécessité dans ces autres professions, chacune ont également un pourcentage différent à celui du serveur aux tables.

 

Une familiarité bien appréciée

La culture québécoise a un grand coeur et il fait bon de s’y réchauffer. Une ambiance bonne enfant où l’on se sent vite bien. Au Québec, il n’y a pas d’embrouillage avec les règles de politesses désuètes, on se tutoie rapidement. Cette familiarité génère un rapprochement certain et immédiat avec les gens que l’on côtoie au jour le jour.

Quand faut-il tutoyer?

Voilà, LA grande question à laquelle j’ai été rapidement confrontée. Puis-je tutoyer tout le monde? Voici ma partie de réponse à cette question existentielle aux nouveaux arrivant du vieux continent.

 

Tout d’abord, les personnes âgées, comme un futur employeur, c’est non! A moins que votre interlocuteur vous avise du contraire. Sinon, de manière générale, il n’y a pas vraiment de règles écrites. Le tout dépend de l’âge, du niveau social et du niveau d’application personnel des règles de politesse de votre interlocuteur.

 

On peut tout de même dire que le tutoiement se fait plus facilement au Québec, si on compare à ce qui se fait en Europe. Un vendeur, un chauffeur d’autobus ou un serveur se fait très rapidement tutoyer, sans être mal vu. Il n’est pas rare d’également tutoyer son patron, à quelques exceptions près.

 

En ce qui attrait à l’âge, de façon générale, les gens dans la trentaine avancée jusqu’au début de la soixantaine, spécialement les femmes, préfèrent qu’on les tutoient. Cela vient du fait que vous leur faites, en quelques sortes, une fleur, en insinuant qu’elles paraissent plus jeunes que leur âge. Sinon, certaines vous le feront savoir assez rapidement.

Tu peux me tutoyer tsé, à mon âge…! Tu trouves j’ai d’lair si vieille que ça?

 

La règle d’or pour être certain de ne pas faire de bavure, c’est de vouvoyer aux premiers contacts et vous verrez par vous-même les situations où rapidement, on insistera pour que vous tutoyiez. C’est tellement plus convivial, vous ne trouvez pas!?

 

Intégration et accueil

Tout de suite acceptée comme un membre à part entière dans la famille de Maxime, je m’y suis sentie rapidement à ma place. Proche, les uns des autres, les fous rires fusent dès les premières secondes et on en redemande. Le vin coule à flot et la chaleur humaine m’enveloppe.  

Puis, vint le tour d’être intégrée dans les différents groupes d’amis de Max. J’ai vite découvert les 5 à 7 Québécois et les bons soupers entre amis. Même si l’on ne connaît pas tout le monde, on s’invite les uns chez les autres, sans problème et on n’hésite pas à incruster de nouvelles personnes qui seront, elles aussi, très rapidement accueillis les bras grands ouverts

L’intégration sociale selon les régions du Québec
Que vous habitez l’île de Montréal, la ville de Québec ou la Tuque, votre intégration sociale risque de ne pas être la même selon la région. Souvent, votre facilité d’accueil et d’intégration varient selon la taille de la région où vous tombez.

 

A Montréal, il n’est pas rare de voir un Québécois interpeller un étranger dans les bars ou autres lieux publiques. On vous fait rapidement la discussion sans trop de problèmes. Ce n’est rien de vraiment spécial dans la grande métropole, car le tourisme et les nouveaux arrivants, on connaît bien et c’est la réalité quotidienne de la majorité de la population locale.

 

Dans d’autres villes d’une certaine taille, comme celle de la ville de Québec, il est plus difficile de se lier avec la masse québécoise, qui se tient généralement plus en groupe, ou en gang comme on dit par ici. Il est plus difficile ou plus rare de faire la grande discussion avec un pur inconnu ou de se faire inviter à rejoindre la tablée (si on compare à Montréal). Cependant, si par amis interposés, on vous présente au groupe, vous deviendrez instantanément l’un des leur. On vous invitera à manger, à boire, et même à dormir, si bien sûr, vous faites bonne impression. Evitez à priori les grandes différences linguistiques qui vous choquent, toute allusion à Céline (Dion) et optez plutôt pour votre adaptation à nos sacres, ça nous fait beaucoup rire.

 

En région plus lointaine, dans un village moins connu, c’est soit l’un ou l’autre, tout dépendant de la région en tant que telle ou de votre savoir-faire d’entertainer. Parfois, on aime l’exotisme, parfois, on a beaucoup de préjugés (sans fondement méchant) envers les gens qui ne sont pas du coin. Dans ce cas précis, mieux vaut passer par des regroupements locaux à intérêts communs, tels CouchSurfing, club de sports, association communautaire et autres.

 

Dans tous les cas, un grand sourire et une phrase d’accroche sur la météo seront vos meilleurs alliés, peu importe l’endroit où vous serez. Une bière aussi, comble très rapidement un faux pas ou peut vous ouvrir la porte d’une nouvelle amitié avec un Québécois.

Cette facilité à l’amitié et à l’entraide m’ouvre les yeux vers de nouvelles perspectives. Des gens qu’on ne connaissait que depuis peu n’ont pas hésité à nous proposer des bons plans et à nous aider dans nos recherches d’échanges. Les amis sont toujours au rendez-vous pour un souper, pour boire un coup ou pour nous dépanner, au besoin, et ce, sans aucune contrepartie ni sous-entendus. Le coeur sur la main, mon intégration au Québec, c’est que du bonheur! J’aime leur ouverture et leur générosité. Elle est confortable et elle me plaît bien.

 
Et toi curieux ?
T’es-tu déjà allé au Québec ?

 

la suite de nos aventures canadiennes
en live sur Détour Local
ne manque pas ça

 

_MAX5109_0132
↪ au Québec, si on est introduis par un Québécois, il est très facile d’être rapidement bien intégrés

maxbellefleur_2010_0037
↪ les serveuses ou barmaids au Québec sont moins bien payées que le salaire minimum

aurora_0159
↪ l’intégration se fait plus facilement, tout dépendant de la grandeur du lieu où vous vous trouvez ou de votre sourire… 

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