• Le bixi taxi à Cuba est un moyen de transport où la négociation est maître
  • Il faut rester vigilent face aux pickpockets dans les marchés à Cuba
  • Rue passante d'une ville typique à Cuba avec ses chiens qui aboient
  • Un Cubain regardant la scène locale au loin
  • L'arnaque du faux cigare cubain ou celle de ces figurants demandant 1CUC pour vous prendre en photo avec eux
  • L'arnaque des faux cigares cubains vous sera certainement offerte à Cuba
  • Village cubain typique fait de pavés et d'ambiance locale
Connaissez-vous les Jineteros ?

Ces débrouillard(e)s de rues usent de tous leurs talents pour vous soutirer quelques dollars de touriste (CUC). 

Rien de bien méchant, juste par des belles paroles, ils ou elles tenteront par tous les moyens de vous arnaquer, souvent de façon assez louche et avec une intention peu transparente.

Les arnaques faites par des jineteros-as sont les plaintes les plus communes faites par les touristes à Cuba.

Il faut savoir que 1CUC (monnaie pour touriste, équivaut à 1$USD) vaut en moyenne 24pesos cubain.

Pour mettre cette équivalence en relation, sachez qu’un médecin gagne environ 1200pesos par mois, soit 50$USD par mois.

Pour eux, votre monnaie de touriste, ça vaut littéralement de l’or !

Quelques prix cubains
  • 1CUC (monnaie de touriste) = 24pesos cubains = 1$USD = 0.9€
  • 1 bière en rue = 1CUC
  • 1 mojito = 2-3CUC
  • Salaire mensuel de base cubain = 20CUC
  • Pizza en ruelle = 10 pesos
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Quelques petites arnaques entre amis

 

Durant notre merveilleux voyage à Cuba, nous avons pris connaissance de diverses petites arnaques à la cubaine. Rien de trop méchant et toujours avec le sourire, voici les plus classiques aux plus surprenantes arnaques de la rue, version cubaine, que nous souhaitons partager avec vous, afin de vous prévenir et vous mettre en garde. Et ce, pour que vous puissiez apprécier Cuba sans ces désagréments de bienvenue.

 

» à lire, également : Premiers pas à Cuba : La Havane

 

Salsa y bebida% mojito, salsa et facture salée

À l’aéroport, fraichement débarqué à La Havane, on tombe sur un sympathique jeune couple de Français. Parfait, on va partager le taxi avec eux. En chemin, on décide de loger dans une casa particular à côté de la leur. Les références, il n’y a rien de tel pour trouver un bon endroit où dormir. Et pour débuter le séjour en beauté, on leur propose de se retrouver tous ensemble et de partir à la découverte de la ville et de ses apéros. Quelques verres plus tard, aux petites heures du matin, de retour d’une soirée bien arrosée en rhum et en pizzas de ruelle, on se fait aborder par un jeune couple de Cubains qui parle un français presque impeccable.

« Bonjour, vous êtes français ?
De Paris, Toulouse, Marseille ? »

 

Étonnés et surtout tout heureux de rencontrer des gens, avec qui, ils peuvent pratiquer la langue de Molière, ils nous invitent à les joindre pour un concert à proximité dans un bar local afin de continuer la conversation et pour y danser la salsa. Les garçons, sous l’influence avancée du rhum cubain sont super motivés. Allez, on les suit !

Le début d’un moment louche 

En chemin, les conversations coulent à flots et les compliments pleuvent de tous les côtés.

– « Tu ressembles à Che Guevara! »
– « Vous parlez bien espagnol, vous avez appris où ? »

Dix minutes plus tard, on arrive devant leur fameux bar local qui ne paye pas de mine. À peine assis dans ce petit bar de quartier assez crados et surtout très peu achalandés, des musiciens, sans se faire attendre, viennent jouer pour nous seulement, un grand air cubain très connu.

– « Vous connaissez la boisson buena vista ? Non! Allez, on va vous faire goûter… »

Et nous voilà, en un clin d’oeil, avec tous un verre devant nous. Tout ça, en moins de trois minutes top chrono. Je vous le jure, ils sont étrangement efficaces ces Cubains. Santé !

– « Allez ! On danse la salsa… »
– « Wow, tu danses vraiment bien ! »

– « Voilà une liste des choses à faire à Cuba. »
– « Vous aimez les cigares ? Non ? Et pour ton père ? »

Et les voilà, avec deux cigares à la main, sortis de nuls parts et qu’ils nous offrent beaucoup trop gentiment. Rendu à ce point, on refuse. Ça y est, c’est définitivement du louche de première classe. Au même moment, la fille parle un peu plus bas à l’oreille de Maxime et lui raconte l’histoire de leur pauvre enfant mal nourri, car avec le régime, la vie est très difficile pour eux.

– « Pourrais-tu m’acheter du lait en poudre pour mon bébé ? Ça nous aiderait beaucoup… »

C’est officiel, tout ça sent l’arnaque. Et Max ne se gène pas pour le lui faire savoir.

– « Tu sais, ce n’est pas comme ça qu’on va avoir envie de te donner quelque chose. On ne se connaît pas et vous faites les amis-amis avec nous, seulement pour obtenir quelque chose en retour. On n’est pas trop à l’aise et ce n’est pas que ça, mais je crois qu’on va arrêter là. »

 

Du louche soupçon à la dure réalité 

Ils comprennent, nous comprenons. Allez, on dégage !

– « Ok ok, ca va. Désolé pour tout ça, mais bon, dans tous les cas, merci pour les boissons. »
– « Bon allez, on va être gentils et on va leur payer leur boisson. Ce n’est pas grave, on pait et après on se casse. »
– « La cuenta por favor »

Et là… BANG!

– « Cincuenta y quatro señor… »
– « 54 !!! »
– « Heuu, c’est des CUC ou des pesos locales ce montant ? »
– « Non non, l’alcool ça se paye en CUC à Cuba. Ce montant est bien en CUC. »
– « Quoi!! C’est combien pour un verre ? On peut voir le menu ? »
– « Oui, bien sûr. Voilà, c’est 8CUC par verre, plus le service. »
– « Vous vous foutez de notre gueule ? On sait qu’un cocktail coûte 3CUC en ville, voir maximum 4CUC dans les grandes boites de nuit ! »
– « Non monsieur, regardez, c’est écrit sur le menu. »
– « Je le vois bien ton menu, mais il me semble très menú especial pour les touristes. »
– « Non non, tout le monde ici paie ce prix. »

On regarde autour, à voir la tête du peu de gens présents et sachant surtout le salaire mensuel de la population locale, on remet fortement en doute ce qu’il nous affirme. La tension monte. Max s’obstine de plus en plus fort, en espagnol, avec le barman. On se regarde et notre amie me fait signe de calmer le jeu, bref de calmer Max. À la même seconde, Max glisse dans sa conversation un mot qui s’avéra lourd de poids : « policia ». Le ton change aussitôt et l’ambiance devient tout à coup vraiment lourde.

– « Allez Max ! On paye et on rentre. Les amis français ne sont plus très à l’aise. »
Le visage de Max tombe, il y était presque, il avait réussi à faire flancher le gars, mais là ça suffit.

Malgré qu’il ait parvenu à ébranler l’aspect arrogant du barman, avec la seule idée de ramener la police dans son bar, on décide de payer notre dû, nos quatre verres à nous, seulement. Les autres cubains n’ont qu’à se débrouiller tout seul. Sans broncher une seconde, le barman accepte. Il vient tout de même de se faire un très bon profit sur ses ventes.

« Merde, on vient de se faire arnaquer comme des débutants!»

 

Et derrière nous, en quittant, les musiciens tentent, à leur tour, d’avoir un peu de CUC. Allez voir nos amis au bar, ils pourront vous aider, j’en suis sûr. Bienvenido à Cuba! 

 

Leche para mi niño% enfant ou pas, ça peut vous coûter cher

En rentrant chez nous, on parle de ce qu’il vient de nous arriver avec notre hôte. Il nous confirme qu’on s’est bien fait avoir par les fameux jineteros, les grands parleurs de rue. Mais il nous assure que ça aurait pu être bien pire, si on avait accepté leur offre d’acheter du lait pour leurs « enfants ». En quelques sortes, l’étape de l’approche en rue et la salsa dans le bar, c’est la première d’une belle grande arnaque qui marche plus souvent qu’on ne le pense.

Il nous explique que si nous étions partis avec eux à l’épicerie, la fille en aurait profité pour remplir son panier, non pas de lait en poudre, mais de leurs courses pour le mois, pendant que le gars nous aurait distraits de conversations interminables entrecoupées de remerciements très « sincères ». Puis, sans se faire voir, elle serait passée à la caisse en indiquant à la caissière que nous payerons pour elle, en nous pointant au loin d’un seul geste de la main. La fille sortie, son « amoureux » nous aurait remerciés rapidement et il aurait trouvé une excuse pour partir précipitamment ; histoire de gardienne, l’enfant qui réclame sa mère, etc. Et nous, de bon coeur, on se serait retrouvé à devoir payer une note pouvant aller jusqu’à plus de 100CUC (100$USD). La note aurait été beaucoup plus salée que la ronde de cocktails au bar du coin, sans aucun doute.

 

Mojito guapa ?% c’est votre tournée !

Plus tard, au cours de notre mois à Cuba, une amie nous a raconté qu’elle a subi environ le même genre d’arnaque. Seule, elle s’est fait aborder par un jeune cubain dans la rue qui lui a proposé d’aller boire un verre, dans un bar local et peu cher. Elle accepta l’offre, sans trop y penser, une belle rencontre avec un local, tout simplement. Finalement, après quelques cocktails, elle s’est retrouvé à devoir payer la facture pour tous les cocktails, et ce, à un prix ridicule et élevé à nouveau. 

 

Psssst….

Prenez l’habitude de vous renseigner auprès de votre hôte, des gens autour de vous ou à votre chauffeur de taxi pour savoir combien en moyenne coûte les boissons dans la ville où vous êtes. Assurez-vous de bien leur demander le prix maximum et basez-vous sur ce prix pour flairer les situations suspectes. Il est toujours préférable également de demander le prix à votre serveur avant de commander. C’est parfois difficile dans le chaud d’une soirée bien enivrante, mais ça évite beaucoup de discussion moins agréable. 

 

El mejor tabaco del pais !% faux cigares, le classique

Parlons cigares, l’arnaque suprême. C’est la plus classique des arnaques qu’on entend à Cuba. Avec le fort engouement pour ce produit typique de l’île à Fidel, il est facile de comprendre pourquoi c’est l’approche privilégiée par les jineteros.

Souvent exécutée dans la rue, une autre amie nous a raconté comment elle s’est fait aborder. Vous allez voir, c’est du bon. Tout commence lorsqu’un taxi vient lui proposer ses services. Il lui confirme qu’il connaît toutes les casas particulares de la ville (logement chez l’habitant). Il lui cite pleins de noms, mais elle lui répond que non, elle, elle dort chez Pépé. Il enchaîne donc sur une offre spéciale, aujourd’hui seulement (!!) sur les cigares cubains. Il connaît une très bonne adresse, tout près. Elle, toujours pas intéressée, et lui, n’ayant plus rien à offrir, elle continue donc sa route.

Cinq minutes plus tard, un couple l’interpelle en lui mentionnant qu’ils sont voisins. Eux aussi résident chez Pépé. Tiens donc la coïncidence ! Ils sympathisent.

– « Comment se passe ta journée »
– « Est-ce que tu as visité ça et ça ? »
– « T’as acheté tes souvenirs déjà ? Nous, c’est notre mission du jour… »

Et là, ils lui racontent qu’ils ont entendu un truc pas loin, où aujourd’hui il y a supposément une offre spéciale. C’est Pépé même qui leur a donné le filon. Bon, c’est la deuxième fois qu’elle en entend parler, intriguée, elle les suit dans une maison, un peu plus loin sur la rue.

Arrivés sur place, les vendeurs lui montrent différents cigares, mais beaucoup plus à elle qu’à ses « voisins de chambre ». De belles boites d’une valeur de 150 à 200CUC (le prix pour des vrais cigares de qualités). Mais elle ne le sent pas, le tout ressemble un peu trop à une arnaque. Elle les remercie et décide de s’en aller. Hop ! En un coup, tous les vendeurs dans la maison partent et vident les lieux. Le poisson n’a pas mordu, allez, on décampe. Les prétendus voisins/amis se dissipent, eux aussi, en une fraction de seconde dans la foule à proximité, à la recherche d’une autre prise. Elle n’en croit pas ses yeux, elle vient d’éviter une belle arnaque. Il faut tout de même leur donner un point pour l’effort et la complexité de cette arnaque.

Psssst…

À retenir, si quelqu’un vous propose de vous emmener quelque part spontanément, sans que vous ne lui ayez rien demandé, méfiez-vous ! En fait, à Cuba, si on vient vers vous et qu’on vous interpelle, c’est souvent une arnaque. Mieux vaut aller vers un Cubain pour avoir de l’information et non l’inverse. Les gens de plus grandes confiances restent ceux à qui vous avez une relation d’affaires (ou monétaire), soit votre chauffeur de taxi et votre hôte en casa particular ou à l’hôtel.

 

Et dans le pire des cas, le mieux c’est de vous fier à votre instinct. Quand vous voyez que la situation devient beaucoup trop facile et que la pression du « aujourd’hui seulement » se fait sentir, mieux vaut faire un grand sourire et continuer votre route. 

 

Vol à l’arraché% plutôt rare, mais tout de même

Moins subtile, la prochaine arnaque reste tout de même à mentionner. C’est l’histoire de ma maman qui se promenait en rue avec un sac en plastique, dans lequel elle avait mis les savons de l’hôtel. On se faisait beaucoup demander des savons, des t-shirts et des stylos durant le voyage et elle voulait en offrir aux gens dans la rue. À un moment durant notre balade, elle entend le bruit de quelque chose qui tombe par terre. Elle regarde et aperçoit une petite bouteille de shampoing sur le sol. « Tiens, ça vient de mon sac ça» Elle inspecte son sac et remarque qu’il est troué, il a une longue coupure bien nette dans le bas. Un passant, soit avec une cutter ou une lame de rasoir, a bel et bien essayé de faire tomber le contenu de son sac pour la voler de ses petits savons. Il faut rester alerte en tout temps, surtout dans une rue passante. Le sac porté à l’avant et visible, c’est encore mieux.

 

Cuba, sí… auténtica !

Malgré toutes ces petites histoires, nous avons adoré Cuba. Quand on arrive à passer au-delà de ces petites arnaques, on peut découvrir un pays et surtout un peuple chaleureux. Nous vous recommandons fortement cette magnifique destination.

Et toi curieux, tu t’es déjà fait arnaquer en voyage ?

 

La suite de nos aventures à Cuba
très bientôt sur Détour Local

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Arnaque du faux cigare cubain, c'est le classique des arnaques à Cuba
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Si vous vous sentez pris dans une situation vraiment louche, augmentez le ton pour attirer l'attention des autres passants ou des autorités
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Il faut rester vigilent face aux pickpockets dans les marchés à Cuba
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