• Intérieur d'un nouvel hopital à Dar es Salaam
  • Shooting photo d'un hopital de Dar es Salaam
  • Clinique médicale d'un hopital luxueux de la capitale africaine
  • Hopital de Dar es Salaam
  • Ma petite face de merlan frit quand je croyais avoir attrapé la malaria
Saviez-vous que...?

Le paludisme, aussi appelé malaria (de l’italien mal’aria, «mauvais air»), est une maladie infectieuse propagée par la piqûre de moustiques.

Le parasite est principalement transmis, la nuit, lors de la piqûre par une femelle moustique, elle-même contaminée après avoir piqué un individu impaludé.

Merci Wikipédia (source) !

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Sans avertissement, comme ça, un bon matin, on a un mal de bloc.

On s’interroge. On se demande si hier était une grosse soirée. On suppose une indigestion ou encore le trop fort d’air climatisé. Mais après un bout, on voit bien que c’est différent. Le pouls nous tapent les tempes, notre transpiration exagère, la gorge nous pique et le nez nous coule. Chez moi, au Québec, ce n’est qu’une simple grippe, mais en Afrique, c’est différent.

Avertissement
* Cet article a été écrit dans un but humoristique. Ne tenter pas l’expérience à la maison et surtout ne pas considérer mes expériences personnelles comme de bons conseils pour vos futures voyages, je ne suis pas responsable de vos propres décisions. Merci!

Faire comme les autres

Avant de partir pour l’Afrique, tous mes amis, tous les spécialistes, blogues, sites internet étaient unanimes; on ne peut pas aller en Afrique sans un médicament contre la malaria. C’est indispensable. Il faut être fou ou simplement irresponsable si l’idée de partir sans aucune protection nous traverse l’esprit.

Donc, comme tout bon voyageur qui se respecte, je devais en quelques sortes faire mon tour dans une clinique de voyage afin de me sentir responsable et bienveillant. Je n’étais tout de même pas convaincu à 100%. Sachant très bien que, d’après mes expériences passées, durant ce genre de court rendez-vous, on a souvent l’impression d’entendre, après chaque intervention de l’infirmière, une sorte de bruit de tiroir caisse.

Cashliiiiing!

 

Mais bon, le jour avant mon départ, le doute sonne à ma porte. Je décide donc de prendre un rendez-vous d’urgence dans une clinique pour voyageur. Le tout, bien sûr, non-remboursée par ma majestueuse petite Carte Soleil (mutuelle canadienne pour les soins de santé). 60$. Cashliiiiiing! Compte rendu, la doctoresse m’offre le choix: trois pilules et trois effets secondaires. Le malarone pour m’appauvrir dramatiquement, la doxychlorine pour la sur-sensibilité au soleil ou le lariam pour la psychose. Bon appétit!

Malgré le goût amers qui me revient à la bouche, je dois prendre une décision. J’opte pour l’option deux; la doxychlorine. 50$ pour 60 pilules. Une par jour, renouvellement possible sur place, ça devrait faire pour un bout. Total avant-départ africain: environ 300$. Cashling! Vive les pilules.

 

Il fallait que ça arrive

12 jours après mon arrivée en Afrique, je réalise que j’ai oublié d’enlever le bâton qui est resté coincé entre mes deux fesses. En interrogeant quasi tout le monde de mon entourage, on m’apprend que ce sont de belles petites pilules inutiles à leurs yeux, car ils ne sont faits que pour retarder les symptômes. Le tout me permettra de rentrer tout joliment au pays en santé. Alors, je pourrai me faire soigner dans un système de santé «respectable» et, à nouveau, débourser du fric dans ce système de santé «respectable». Mes belles petites pilules ne soignent supposément rien contre la malaria. Criss! Cashliiing!

Fini la sensibilité au soleil, fini les maux de ventres, fini l’impression de se faire crosser par le système. Les pilules, c’est terminé! À la poubelle…

Mais bon, la vie est comme elle est. Le même jour que je décide d’arrêter la doxychlorine, un ami est diagnostiqué de la malaria. Mauvais signe… Trois jours sur le cul, neuf pilules et la sale impression d’avoir attrapé une maladie qui peut rester dans ton système pour le restant de ta vie. Je sens la panique qui s’approche. Je dois me raisonner, mais c’est plus fort que moi. À chaque maringouin (moustique) qui s’amène, c’est la fin du monde. Flak! Tin mon criss. Katlak! Sérieusement, c’est à devenir fou. Le pire c’est lorsqu’un maudit réussi à te piquer. Là, c’est la galère. Inspection de la piqûre, analyse sous tous ses angles. Je la regarde, confus et je sens la psychose monter en moi, tout dou-ce-ment.

 deco_moustique

Le lendemain

Si on revient à mon histoire du début, je me lève, un matin, avec des symptômes de grippe similaires à ceux de la malaria. Je me regarde dans le miroir et j’ai un seul mot en tête: fuck! Je me vois atteint d’une cochonnerie du tiers-monde et je déteste même ma décision d’être venu ici. Je fais le tour de la question au moins dix mille fois dans ma tête et ma seule conclusion raisonnable est que si demain je ne vais toujours pas mieux, on m’accompagnera à la clinique.

Le lendemain, c’est dégueulasse. Je me lève tout croche. J’ai mal dormi. Pleins de cauchemars, mon lit est détrempé, je panique. C’est la malaria, c’est certain! Bon, ok. Je fais quoi. Si vraiment c’est la malaria, il me faut neuf pilules et après trois jours de galères, ce ne sera plus qu’une bonne histoire à raconter à mon retour. Let’s go! Pas trop le choix. Direction la clinique.

Fermé. Pas de technicien aujourd’hui.

 

Revenez demain peut-être. (peut-être?) Il me faut vite un plan B. On me suggère le dispensaire de la péninsule. Genre de mini-clinique, où le test se fait en cinq minutes. Go! Pas d’électricité non plus. C’est une blague?! Mon mal de tête empire, je sue comme un porc dans une voiture sans air conditionné à +35°C sous le soleil d’Afrique. Dernière chance, un autre dispensaire en dehors de la péninsule. Ce qui veut dire dans un quartier beaucoup plus défavorisé. De toute façon, ce n’est qu’un simple test.

Arrivé à la clinique, après une courte introduction en swahili, dont je ne comprends pas un mot, je m’efforce de faire un beau grand sourire à l’infirmière. Elle, une grosse madame sympathique qui trouve bien drôle que je ne comprenne pas sa langue, m’invite à entrer dans son rastafia insalubre. Je m’assoie, pendant qu’elle continue son baratin incompréhensible. Tout d’un coup, avec toute sa grâce, elle m’enfonce sa mailloche de métal, histoire de prendre un peu de mon sang. Vraiment avec toute la douceur d’une coiffeuse!

Assis sur ma chaise qui sent la crasse, sans vouloir trop m’approcher du mur qui n’a sûrement jamais été laver ou encore moins repeins, je commence à ne pas trop aimer la malaria et encore moins l’Afrique. Je souris encore comme un con, sans trop savoir quoi faire d’autre et je me laisse guider par son «professionnalisme» déroutant. Sans rien dire, elle me râpe le doigt sur une languette de vitre et la dépose tout bonnement comme ça sur la table. Puis, elle me donne une belle petite motte d’ouates et m’invite à aller m’asseoir dans le corridor infesté d’une jolie odeur d’hôpital africaine.

Cinq minutes plus tard, une autre madame, dont je présumais à tort d’être la laveuse de plancher, crie mon nom avec la précision d’un haut-parleur de commande à l’auto (drive-in). Je la suis, elle me demande de m’asseoir, je refuse gentiment. Sans aucun détour, un seul mot arrive à mon cerveau. Malaria. Quoi!?, -dis-je. J’ai apparemment deux parasites de malaria en moi, qu’elle m’annonce à peu près de la même manière qu’on nous apprend qu’on est dû pour un changement d’huile. Aucun problème, voici la solution, c’est simple, efficace et peu dispendieux. Rien à craindre, ça arrive à tout le monde.

Après de brèves explications, en swahili bien sûr et une panoplie d’interrogations de ma part, transmises par le langage des signes, on m’explique que je dois payer une facture 15000TSH, soit environ 10$CAN. 1000TSH pour le test. 1000TSH pour le laboratoire (laboratoire?). Et 13000TSH pour deux paquets de pilules.

Cashliiiing! Karibu Bongo…

 

La suite de l’aventure sur la malaria

A lire ici 

 Intérieur d'un nouvel hopital à Dar es Salaam
↪ Intérieur d’un nouvel hôpital de Dar es Salaam. 

 

Clinique médicale d'un hopital luxueux de la capitale africaine
↪ Un vrai laboratoire médical de Dar es Salaam, rien à voir avec celui du présent article 

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